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Les 40 ans des Amis du Vieux Jouques

Dimanche 23 septembre 2018, à l’occasion de leur 40ème anniversaire, les Amis du Vieux Jouques ont réuni  plusieurs associations de préservation du patrimoine de la région dont celles de St Chamas, de Lambesc, du Pont du Gard et de St Antonin. Les Amis du Vieux Lançon étaient présents avec trois de leurs membres.

 Nous avons pu visiter leur musée rural et d’histoire locale, ancienne chapelle St Jean du XVII ième siècle, contenant de nombreux outils de la vie rurale et des métiers anciens. A l’étage, nous découvrons une remarquable collection d’ex-voto dont certains datent du 17 ième. Après une collation conviviale sous les platanes avec l’ensemble des participants, Brigitte et Robert ont présenté notre association et ses activités ainsi que la Maison des Arts et des Traditions provençales et les salles archéologiques. Nous remercions les Amis du Vieux Jouques pour leur accueil des plus symphatiques.

 

 

11ème journée de la télégraphie CHAPPE : le 3 juin 2018

Dimanche 3 juin 2018 : ce dimanche, une vingtaine de visiteurs ont pris leur courage à deux mains pour emprunter le chemin DFCI ouvert exceptionnellement pour l’occasion.  Le temps nuageux du matin et maussade l’après-midi nous a néanmoins permis de réussir cette belle journée Nationale de la Télégraphie Chappe pour la 11ème année consécutive .

Les Amis du Vieux Lançon ont fait découvrir le télégraphe et ont commenté à l’aide d’une exposition et d’une maquette mobile la vie et l’ingéniosité de cet Homme avangardiste sur la communication de l’époque qui allait révolutionner la transmission des messages. (ces commentaires et explications étaient donnés par Daniel Brachet, professeur en retraite au lycée l’Empéri de Salon).

En effet, si pour transmettre un message entre Paris et Bordeaux, il fallait 8 journées à cheval, ce temps était réduit à environ 3 heures par ce système télévisuel. Claude CHAPPE  (1763-1805), passionné de physique, présente le 22 mars 1792 son invention du télégraphe à l’Assemblée Législative. Le  12 juillet 1793, il réalise une transmission expérimentale entre Menilmontant et Saint Martin du Tertre (environ 25 km). Un an plus tard, le 16 juillet 1794, la ligne entre Paris et Lille est construite. Les résultats sont surprenants, la réussite est totale. Dans l’enthousiasme, la convention valide le projet, le télégraphe a trouvé sa raison d’être ainsi que le soutien politique dont il avait besoin. Entre 1794 et 1850, le réseau s’étend en France sur  5 000 km avec 534 stations (postes de télégraphie) desservant 29 grandes villes. Mais son usage est réservé principalement à l’Armée et aux services de l’Etat. Le télégraphe optique ne fonctionnant  ni la nuit, ni par mauvais temps et ne traversant pas les mers, présente donc quelques contraintes. A partir de 1850, il sera remplacé rapidement par le télégraphe électrique. De capacité limitée, le télégraphe aérien représentait néanmoins une première forme de réseau de télécommunication, hiérarchisé et centralisé. Le télégraphe de Lançon, placé sur la ligne Paris à Toulon fut construite en 1821 et fonctionna jusqu’en 1844, pour être peu à peu abandonné.Lançon, possédant un élément original du patrimoine pourrait être un réel support de travail pédagogique auprès des élèves des écoles primaires . Faire connaître la tour du télégraphe Chappe de Lançon de Provence serait un trait d’union avec le monde entier : internet !                                                    C travail des enfants de Lançon pourrait de ce fait être accessible aux dizaines de millions d’internautes à travers le monde entier… Chappe pourrait dire : voilà un beau projet ! 

Assemblée Générale du 9 février 2018

Le 9 février 2018, au Centre Marcel Pagnol, s’est tenu l’Assemblée
Générale des Amis du Vieux Lançon en présence d’une quarantaine de
personnes.
En préambule, le Président Robert Milani, après avoir remercié de leur
présence le représentant de la municipalité et le Maire Honoraire Georges
Virlogeux, a évoqué le souvenir des membres récemment disparus
(Louise Mallerin, Jeannine Radenen, Claude Deluy).
Une modification des articles 2 et 6 des statuts de l’association a ensuite
été évoquée, afin de répondre aux obligations légales et éviter tout
éventuel problème juridique : modification adoptée à l’unanimité.
La présentation détaillée du rapport moral a permis de constater le
dynamisme de l’association et le succès de ses nombreuses actions. La
Maison des Arts et Traditions Provençales a ainsi reçu 715 visiteurs en
2017 dont 130 en une seule journée lors de l’exposition sur « La Petite
Enfance». A noter qu’à cette occasion 624€ de dons au profit de la
rénovation de l’église Ste Julitte ont été récoltés. Les salles archéologiques
connaissent d’année en année un succès grandissant avec plus de 100
visites.
Le Président confirme que cette année encore la cotisation annuelle reste
inchangée à 10€. Les rapports moral et financier n’apportent aucune
remarque de la part des membres présents et sont adoptés à l’unanimité.
Après deux années de mandat, un nouveau Conseil d’Administration
composé de 9 membres a été élu ainsi qu’un nouveau Bureau composé de :
Président : Robert Milani
Vice-Président : Jean-Pierre Belin
Trésorier : Michel Laurent
Secrétaire : Marie-Rose Dagostino
Après avoir évoqué les actions prévues en 2018 et remercié les membres
de l’association pour leur implication ainsi que la municipalité pour son
soutien financier et technique, le Président clôture la réunion en conviant
l’assemblée au verre de l’amitié.
Le Président, Robert Milani.

Aurons : l’abbaye de Saint Pierre des Canons

Voir les photos dans « Activités/Sorties et visites »

Samedi après-midi 27 janvier 2018, une belle éclaircie du temps, inespérée, a permis à de nombreux  Lançonnais qui s’étaient donné rendez-vous place du Champ de Mars pour une sortie à l’Abbaye de Saint Pierre des Canons, commune d’Aurons. Un déplacement en covoiturage a permis de conduire cette  trentaine de visiteurs en ces lieux privilégiés. Reçus fort chaleureusement par Sœur Anne-Marie, notre guide, l’après-midi nous paraîtra très courte. Elle nous permettra de découvrir l’évolution et l’occupation de ces lieux et ses différentes étapes au travers de presque un millénaire. Tout d’abord, le visiteur arrivant à St Pierre des Canons s’attarde volontiers à contempler le panorama grandiose et à goûter le charme apaisant de ce site. Plusieurs générations de moines, d’ermites, d’étudiants, de pèlerins, de prisonniers seront accueillis à Saint Pierre.

L’Abbaye St Pierre des Canons

Première époque bénédictine :                            C’est en 1118 que s’établit à St Pierre un prieuré de moines bénédictins, dépendant de l’abbaye de St André, situé à Villeneuve-les-Avignon, vivant suivant la règle de St Benoit « ora et labora » « prie et travaille« .      Ils s’y resteront trois siècles.

Période franciscaine :                                              C’est au départ de ces ermites, en 1458, que le chapitre d’Aix-en-Provence confie la chapelle à plusieurs frères de St François, venus de Marseille qui cherchaient un lieu de silence et de prière. L’établissement connait alors une longue période de prospérité et de rayonnement spirituel : le couvent s’ouvre aux étudiants pauvres et prête son concours aux paroisses environnantes. En 1630, l’un des religieux meurt en secourant à Salon de Provence les victimes de la peste. En 1793, la révolution disperse les religieux. En 1802, la famille De Cordoue, devenue propriétaire tente d’y créer un pensionnat. En 1849, Mlle De Cordoue souhaite rendre la maison à sa destination primitive. Dominicains et Chartreux étudient le projet et s’installent jusqu’en 1876. C’est à cette date que la propriétaire fait don du monastère à l’archevêché d’Aix-en-Provence.

Deuxième période bénédictine :                                                                                            Des moines de la Pierre qui vire , monastère bénédictin dans le Morvan, viennent s’installer à St Pierre pour une brève période de 1886 à 1888, qui sera l’occasion d’un grand rayonnement spirituel.

Les Salésiens :                                                                                                                                Les  bâtiments abandonnés retrouvent rapidement vie grâce aux Salésiens de Dom Bosco qui y établissent leur noviciat, leurs scolasticat, complétés par un orphelinat agricole. Cette nouvelle période de prospérité est brutalement interrompue par la loi de 1901. Maîtres et élèves sont expulsés en 1903 et leurs biens vendus aux enchères.

Le pillage du monastère :                                                                                                          Les bâtiments  laissés  à l’abandon connaissent alors la période la plus dramatique de leur histoire : pillage, profanation de la chapelle, mutilation des statues… En 1925, une descendante de la famille De Cordoue rachète l’édifice et s’efforce de le faire renaître de ses ruines.

Retour à la vocation première :                                                                                              Il faut attendre 1966 pour que de nouveaux propriétaires, aidés par le Prix des Chefs d’œuvres en Péril, tentent à nouveau la restauration de l’abbaye, aidés de laïcs qui réussiront à rénover l »ensemble en trois ans de labeur acharné. Aujourd’hui, des hommes en quête de réflexion ou de prière trouvent à St Pierre des Canons un lieu de rafraîchissement, de lumière et de paix.                                                                                                                                                    Ce déroulement de l’histoire nous a été communiqué par l’Abbaye de Saint Pierre des Canons : nous les remercions chaleureusement.

                                   

Après-midi calendale animée par « Le CONDOR »

Dimanche 17 décembre 2017 : après-midi de l’avent animée par l’association « Lançoun Musico et Tradicioun » et le groupe « Le Condor »  accompagné de Jean-François Gérold : belle après-midi où les chants de Noël  nous offrent des moments de joie et nous transportent grâce à quelques accords d’instruments de musique : vièle médiévale, fifre, galoubet, tambourin, cornemuse vers un voyage entre le profane et le sacré. Les oreillettes et chocolats ont été appréciés…

 

La guerre de 1914-1918 : l’année 1917

Le chemin des Dames « OFFENSIVE NIVELLE » – 16 avril 1917

Cette bataille est l’une des plus meurtrières et sera à l’origine des mutineries de 1917. Dès fin 1916, une grande offensive franco-anglaise est décidée entre Reims et Soissons. Le Général NIVELLE prend le commandement et met en place une force de près d’un million d’hommes, de 180 chars, de 5000 pièces d’artillerie sur un front de 40 km de large. Les allemands ont eu connaissance des préparatifs français et se sont repliés sur un plateau qu’ils occupaient depuis 1914. C’est un  véritable observatoire, dominant les vallées à l’est et au sud. Transformé en forteresse, il abritera plusieurs lignes de défenses truffées de barbelés et de mitrailleuses camouflées, reliées par des souterrains. Le 16 avril, l’assaut est lancé. L’attaque française subit un échec cuisant qui  s’explique par : une artillerie peu précise, un terrain détrempé, labouré, à découvert, une mobilité des troupes insuffisante, des fantassins lourdement chargés, des chars embourbés et inefficaces. Il y aura 30 000 tués la 1ère semaine : des « mutineries » vont éclater(1). Dès le 15 mai, le Général PETAIN remplace le Général NIVELLE(2). Après une forte contre offensive allemande mi-juin, les français prendront la Caverne du Dragon aux troupes allemandes. Des offensives auront lieu des 2 côtés pour contrôler des points hauts du Chemin des Dames. Et c’est le 24 octobre qu’une offensive française victorieuse est lancée sur le fort de La Malmaison. Elle est due à une bonne préparation de l’artillerie et à une bonne utilisation des chars, plus légers et plus percutants. Les allemands reculent. Mais on comptabilisera de grosses pertes, en particulier du côté des tirailleurs sénégalais. voir diaporama

(1) Après cette défaite du 16 avril 1917, les soldats sont à bout : du mois de mai à fin juin, des « mutineries » secoueront le front et affecteront plus de 150 régiments. Après 3 années de guerre, la révolte gronde devant l’incapacité des chefs, les assauts répétés, meurtriers et sans résultats, les troupes au repos que l’on renvoie à l’assaut… La colère et le désespoir s’emparent des poilus. Le village de CRAONNE, où de nombreux soldats sont tombés, devient le symbole du sacrifice inutile. La chanson de Craonne devient l’hymne clandestin de la mutinerie. Pour écouter la Chanson de Craonne cliquer ICI  Lire les paroles ICI

(2) Lorsque le Général PETAIN prend la direction des opérations, il va assouplir la condition de vie des soldats en améliorant la nourriture et en donnant des permissions. Mais il exige que les meneurs les plus virulents  soient sévèrement punis : 3 500 soldats sont condamnés aux travaux forcés ou à la prison ; 554 sont condamnés à mort ; 43 seront exécutés.

L’année 1917 va être décisive pour la suite des événements :le 6 avril 1917, après 30 mois de neutralité, les Américains entrent en guerre. En effet, deux ans plus tôt, le 7 mai 1915, les américains avaient déjà menacé d’entrer en guerre suite au torpillage par l’Allemagne et naufrage du paquebot transatlantique britannique, le LUSITANIA : 1 200 passagers avaient périt dont 200 américains. L’Allemagne, prudente, suspend la guerre sous-marine. Mais, subissant un blocus économique très déstabilisant, elle décide de reprendre en février 1917 la guerre sous-marine et provoque ainsi la décision du Président WILSON ce 6 avril 1917. Les américains feront appel au volontariat pour constituer une armée de plus d’un million d’hommes. Les premières troupes arriveront en juillet 1917, commandées par le Général PERSHING. Elles ne seront réellement engagées que mi-1918 pour nous mener vers la victoire. Nous rendrons hommage à cette année de fin de guerre l’année prochaine, en novembre 2018.

 

L’AVIATION  et son héros Georges GUYNEMER : une nouvelle arme voit le jour pendant la 1ère guerre mondiale : l’aviation. Très vite, les états majors des forces militaires engagées dans le conflit ont vu les possibilités que présentait l’avion. De nombreux  pilotes montrèrent leur bravoure lors de duels aériens. Il existait une sorte de reconnaissance entre les pilotes comme au temps de la chevalerie. Georges GUYNEMER : si un homme incarne bien cette mentalité, c’est bien lui. Il est né le 24 décembre 1894 à Paris. Pilote de chasse dans l’escadrille « les cigognes », on lui reconnait 53 victoires homologuées.  On ne peut parler de G.Gyunemer sans évoquer son avion « le vieux Charles » qui était un SPADS VII , muni d’un moteur Hispano Suiza de 180 CV.  Le 11 septembre 1917 il est abattu au-dessus de la Belgique. Il est nommé Officier la Légion d’Honneur en 1917.  Tous les 11 septembre, dans chaque base aérienne française, a lieu une prise d’armes au cours de laquelle est lue cette citation en l’honneur du Capitaine Georges GUYNEMER  : « Mort au champ d’honneur, le 11 septembre 1917, ce héros légendaire est tombé en plein ciel de gloire, après trois ans de lutte ardente. Il restera le plus pur symbole des qualités de la race : ténacité indomptable, énergie farouche, courage sublime. Animé de la foi la plus inébranlable dans la victoire, il lègue au soldat français un souvenir impérissable qui exaltera l’esprit de sacrifice et provoquera les plus nobles émulations ».